Paroles d'ados


Par Alessandra Mahé, notre référente en littérature adolescente - Equipe de la médiathèque de St Denis d'Oléron. 

Prix Renaudot lycéen 2015

Le prix Théophraste Renaudot, plus couramment appelé prix Renaudot, est un prix littéraire qui a été créé en 1926 par dix journalistes et critiques littéraires, attendant les résultats de la délibération du jury du prix Goncourt. Il fut consacré un prix Renaudot lycéen à partir de 1992.

Pour départager les candidats du prix Renaudot lycéen, ce n’est point un jury qui s’en charge mais les lycéens de 13 établissements de France. Chaque établissement scolaire choisit une classe qui sera chargée de lire en huit semaines les écrits sélectionnés. Chaque élève devra ensuite voter pour son livre favori et finalement en élire un pour que le vote final soit établit entre les 13 lycées.

 

En cette année 2015, lors du 24ème prix Renaudot lycéen, la compétition se joua entre :

- L’été contraire d’Yves Bichet,

- La cache de Christophe Boltanski,

- Jugan de Jérôme Leroy,

- Villa des femmes de Charif Madjalani,

- 2084 de Boualem Sansal,

- Juste avant l’oubli d’Alice Zéniter

 

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ces quelques ouvrages, voici leurs résumés :

L'été contraire, d'Yves Bichet

Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie. 


Jugan, de Jérôme Leroy

En vacances à Paros, dans les Cyclades, le narrateur rêve à Noirbourg. C’est là que douze ans plus tôt, il a entamé sa carrière d’enseignant, au collège Barbey d’Aurevilly, "en plein Cotentin, au carrefour de trois routes à quatre voies". Là que débarque un beau matin Joël Jugan, ancien leader du groupe d’extrême gauche Action Rouge. Qui s’attable à la terrasse de la Brasserie de Paris et commande une bière Jupiter, comme autrefois. Après une série de braquages et de crimes, dont l’assassinat du PDG des Forges de Noirbourg, le sulfureux Jugan, qui plaisait tant aux filles, avait été arrêté. Il vient de purger une peine de dix-huit ans. En prison, dans les Quartiers de Haute Sécurité, il est "devenu un monstre, au physique comme au moral". L’une de ses anciennes complices, Clotilde Mauduit, militante de gauche et féministe acharnée, a monté une équipe d’aide aux devoirs pour les élèves de la Zone, enfants des HLM et petits Gitans mêlés. Elle a recruté le narrateur, ainsi qu’Assia Rafa, étudiante en comptabilité, dont le père, Samir, gère une supérette dans la Zone. Assia est envoûtée par l’homme au visage ravagé entrevu à la terrasse de la brasserie. Ensorcelée, aussi, peut-être, par la gitane en robe rouge, surprise à voler dans les rayons de la supérette, qui lui a craché au visage d’étranges imprécations. 


2084, de Boualem Sansal

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» d’Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. 

Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… 

Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties

 

La cache, de Christophe Boltanski

Que se passe-t-il quand on tête au biberon à la fois le génie et les névroses d’une famille pas comme les autres, les Boltanski? Que se passe-t-il quand un grand-père qui se pensait bien français, mais voilà la guerre qui arrive, doit se cacher des siens, chez lui, en plein Paris, dans un «entredeux», comme un clandestin? Quel est l’héritage de la peur, mais aussi de l’excentricité, du talent et de la liberté bohème? Comment transmet-on le secret familial, le noyau d’ombre qui aurait pu tout engloutir?

La Cache est le roman-vrai des Boltanski, une plongée dans les arcanes de la création, une éducation insolite « Rue-de-Grenelle », de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Et la révélation d’un auteur.

 


Villa des femmes, de Charif Madjalani

Tout sourit à Skandar Hayek, homme d’affaires libanais prospère et respecté. À la tête d’un négoce de tissu, il règne sur son usine et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le pays en ce milieu des années 1960 ou encore, de manière plus prosaïque, les disputes incessantes entre Marie, son épouse, Karine, sa fille chérie, et Mado, son acariâtre de sœur. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien, et Hareth, le cadet, rêveur, épris de livres et de voyages. Depuis la terrasse ensoleillée de la villa familiale où il passe le plus clair de son temps, le narrateur, qui est aussi le chauffeur et le confident du vieux Skandar, observe et raconte cet âge d'or que rien ne semble devoir vraiment ternir. Jusqu'à ce que l'impensable se produise : un matin, le patriarche s'effondre devant ses ouvriers médusés. Dans la querelle de succession qui s'ouvre alors, et la guerre civile qui éclate, les femmes de la villa devront faire taire leurs disputes, affronter les milices et leurs chefs prédateurs : prendre le pouvoir, en somme.


Juste avant l’oubli, d’ Alice Zeniter

Et en ce 24ème prix Renaudot des lycéens, ce fut le roman policier d’Alice Zeniter, Juste avant l’oubli, qui fut primé !

Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C’est sur cette île perdue des Hébrides que Galwin Donnell, maître incontesté du polar, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement – il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l’île n’a d’autre habitant qu’un gardien taciturne ni d’autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l’œuvre de l’écrivain mythique. Cet été-là, Émilie, qui commence une thèse sur Donnell, est chargée d’organiser les Journées d’études consacrées à l’auteur. Elle attend que Franck, son compagnon, la rejoigne. Et Franck, de son côté, espère que ce voyage lui donnera l’occasion de convaincre Émilie de passer le restant de ses jours avec lui. Mais sur l’île coupée du monde rien ne se passe comme prévu. Galwin Donnell, tout mort qu’il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s’immiscer dans l’intimité du couple.



Pour en savoir un peu plus sur Alice Zeniter…

Alice Zeniter, née en 1986 à Alençon (Normandie), est une romancière et une dramaturge française de 29 ans.

Elle a enseigné pendant plusieurs années le français en Hongrie où elle se montra aussi très active dans la mise en scène théâtrale – notamment en collaborant avec les compagnies théâtrales Kreatakor, Pandora et Kobal’t.

En 2013, elle enseigne le théâtre à l’université Sorbonne Nouvelle.

         Elle a écrit la nouvelle Sur les Ewoks (2015) et la pièce de théâtre Spécimens humains avec monstres (2011) mais elle a surtout écrit les romans Deux moins un égale zéro (2003), Jusque dans nos bras (2010/ prix littéraire de la Porte dorée et prix littéraire Laurence Trân), Sombre dimanche (2013/ prix de la closerie des lilas, prix du livre inter, prix des lecteurs de l’Express), ainsi que Juste avant l’oubli (2015/ prix Renaudot des lycéens 2015).

Pour en savoir un peu plus sur le livre : Juste avant l’oubli…

Edition 2015 Flammarion français/sortie le 19 août 2015/ISBN 2081363097  

polar/enquête/relation amoureuse/huis clos /mystère/290 pages

Apprécié pour l’additivité et les personnages

 

Extraits :

 « Franck était romantique, il le savait. Et il sentait bien tout ce qu’il y avait de ridicule à être affublé à la fois de son prénom médiocre et de sentiments surannés qui mêlaient l’amour, la mort et l`envol majestueux d’un cygne noir dans une confusion sublime. Il n’y pouvait rien. Il voulait que l’amour le fasse sortir de lui-même, qu’il soit une sorte d’épiphanie perpétuée, un arrachement, une mue. » Page 48

« Un écrivain, selon Franck, avait pour tâche de mettre son pouvoir d’invention au service d’un agrandissement du monde au lieu de s’acharner à le rétrécir. Or Donnell lui donnait toujours l’impression de décrire un monde qu’il aurait vu de trop près, et sans amour. 

Il avait l’écriture d’un dépressif myope. » Page 75

« On l’a laissé pourrir ce village. C’est étonnant, la vitesse à laquelle ça s’est dégradé. Certaines maisons étaient là depuis des siècles et j’aurais cru que ça leur prendrait aussi longtemps pour retourner à la terre. Mais non. Ce qui fait tenir une maison, ce ne sont pas les pierres, la maçonnerie. C’est la présence humaine à l’intérieur. » Page 145

 

Commentaires de la presse :

« Juste avant l’oubli est bien écrit, intelligent, avec un joli sens du suspense et de la chute, et du mariage des genres à la Houellebecq. » Télérama

« Alice Zeniter mène, avec une grande virtuosité, cette enquête sur la fin d’un amour et donne à Juste avant L’Oubli des allures de roman noir. » résumé du livre

« Étonnamment addictif » plusieurs lecteurs

 

Compte-rendu de la rencontre lycéenne avec Alice Zeniter

Lors de notre rencontre avec Alice Zeniter, nous fûmes installés dans un amphithéâtre à Loudun, et en attendant l’auteur du moment, nous relisions nos questions, anxieux à l’idée de prendre la parole devant tant de monde, même de notre âge.

Lorsque Mme Zeniter arriva, les « chuts ! » retentirent dans la salle, et elle s’assit à une table, entourée de Mme Jutane, Mme Simon et son éditrice. Après un discours très beau et vrai de Mme Simon, celle-ci demanda à Alice Zeniter si elle souhaitait prendre la parole pour commencer mais l’air horrifié et le refus net de Mme Zeniter l’en dissuadèrent. Tout de suite, en tant qu’interviewer novices et timides, sa réaction nous fit rire et détendit tout de suite l’atmosphère : nous n’étions pas les seuls intimidés. Ainsi commença le défilé de questions auxquelles Mme Zeniter répondit, pour la plupart par des métaphores que j’associe désormais à sa personne. 

 

Avant son succès littéraire :

  • Lycéens : Quand avez-vous commencé à écrire ?
  • A. Zeniter : J’ai commencé à écrire toute petite. J’ai grandi en écrivant.
  • Lycéens : Pensiez-vous faire écrivain durant votre orientation?
  • A. Zeniter : Pas vraiment car vivre de sa plume n’est pas souvent présentée comme voie d’orientation mais j’ai toujours voulu publier des livres et j’ai finalement tourné le dos à mon bac S. »

 

A propos de juste avant l’oubli :

  • Lycéens : Votre livre est-il une autobiographie?
  • A. Zeniter : Je pense que je n’ai pas encore assez vécu pour écrire une autobiographie et je ne fais pas d’autofiction.
  • Lycéens : De qui tirez-vous votre personnage G. Donnell?
  • A. Zeniter : Je me suis inspirée d’Hemingway et de Michel Houellebecq pour créer ce personnage. Cet écrivain est à la limite entre l’analyse et l’humour noir.
  • Lycéens : Vous êtes-vous déjà rendue dans les Hébrides, le principal lieu du roman ? Et pourquoi avoir choisi les Hébrides comme endroit?
  • A. Zeniter : Oui, j’y ai déjà été, c’est un endroit magique, comme si on était au bout du monde et qu’il s’y désagrégeait. J’ai choisi cet endroit car la nature y est forte et l’humain, hors de propos, ce qui donne lieu à des légendes. On y entend plus les vagues et le vent que les voix humaines. Il n’y a alors plus de quotidien.
  • Lycéens : Bien que vous ne fassiez pas d’autofiction, vous projetez-vous à travers la relation de Franck et Emilie?
  • A. Zeniter : Il ne s’agit pas d’autofiction mais je me sers d’expériences que j’ai traversées. J’ai récemment vécu une rupture amoureuse et je me sentais tellement mal que je me demandais comment on pouvait vivre avec une telle douleur. Mais j’aime autant la littérature que les humains.
  • Lycéens : Pensez-vous que votre roman sera adapté au cinéma?
  • A. Zeniter : Il n’y a pas longtemps, j’aurais dit non à une adaptation cinématographique mais un ami m’a envoyé un script qui m’a beaucoup plu et désormais je médite sur la question mais mettre des visages sur les personnages de mon roman me décevrait, je pense.
  • Lycéens : Publierez-vous une suite à juste avant l’oubli?
  • A. Zeniter : Non, il n’y aura pas de tome 2.
  • Lycéens : Le personnage de Galwin Donnel ne réapparaîtra donc pas?
  • A. Zeniter : G. Donnel revient souvent, comme par exemple lorsque l’on m’a demandé d’écrire une nouvelle pour un hors-série de Télérama sur Star Wars.
  • Lycéens : Pourquoi mettre juste avant l’oubli comme titre pour votre roman mais surtout pourquoi finir ainsi votre roman, sans dévoiler les dernières pages du roman de Donnel?
  • A. Zeniter : Au début, le titre devait être histoire de l’oubli mais le titre était déjà pris. Et pendant longtemps la fin devait être une thèse sur le suicide de Donnel mais finalement, je suis très satisfaite du titre et de la fin de mon roman. En effet, ne pas révéler le dernier chapitre du livre de Donnel apporte un manque et un mystère plus fort que si Donnel avait fini son livre. 
  • Lycéens : Pourquoi avoir écrit « En fait, il était probable qu'une civilisation extraterrestre qui tenterait d'appréhender les différentes formes de vie sur la Terre par le biais du contenu de YouTube finît par se représenter un monde totalement dominé par les chats. »?
  • A. Zeniter : Parce que je suis convaincue que si une forme extraterrestre tentait de se renseigner sur l’humanité par le biais de YouTube, c’est ainsi qu’elle nous percevrait.»

 

Les méthodes de travail d’Alice Zeniter :

  • Lycéens : Comment créez-vous vos personnages?
  • A. Zeniter : J’aime les personnages principaux qui sont marginaux. Ils observent donc regardent les autres ce qui permet une tournure d’histoire intéressante comme le personnage de Franck qui est fort de valeur et a donc besoin d’aider.
  • Lycéens : En parlant de Franck, pourquoi l’avoir affublé d’un prénom pareil?
  • A. Zeniter : Avant d’écrire mon histoire, j’ai fait une liste de prénoms peu communs pour mon livre. Car dans un roman les héros ont toujours un prénom qui leur correspond parfaitement mais ce n’est pas comme ça dans la vraie vie. Le choix des prénoms est arbitraire, ce sont les parents qui décident et le prénom n’ira pas forcément à la personne.
  • Lycéens : Comment faites-vous pour donner autant d’intensité à tous vos personnages sans exception?
  • A. Zeniter : Je suis juste au milieu entre l’écriture et la mise en scène. Je mets ainsi mes personnages en scène pour qu’ils prennent vie. Mais j’ai aussi besoin d’avais extérieurs. Une fois qu’un personnage a son propre caractère, il y a une cohérence qui se fait dans le roman.
  • Lycéens : Voulez-vous faire passer un message à travers votre livre?
  • A. Zeniter : Non, je n’essaie pas de faire passer de message particulier à travers mes écrits. Si je le voulais, j’organiserais plutôt une conférence.
  • Lycéens : Vous isolez-vous pour écrire?
  • A. Zeniter : Oui, l’isolement, qu’il soit mental ou physique, est nécessaire pour se mettre en autarcie car l’acte d’écrire est solitaire. D’ailleurs, je vais bientôt partir en Bretagne pour commencer un nouveau roman dans une cabane de pêcheur isolée. Je l’ai déjà commencé et cela fait des mois, voir des années, voir toute ma vie que j’attends de l’écrire.
  • Lycéens : Quels conseils donneriez-vous pour écrire ou publier un roman?
  • A. Zeniter : Ne pas compter ses heures. Ecrire quand on veut. Ne jamais se dire que l’on continuera un passage quand on aura de l’inspiration. Mais surtout : lire.
  • Editrice d’Alice Zeniter : Avant qu’une maison d’édition ne vous publie, il faut avoir écrit plusieurs livres.
  • Lycéens : Avez-vous l’angoisse de la page blanche?
  • A. Zeniter : Je ne me sens pas obligée d’écrire donc non, je n’ai pas l’angoisse de la page blanche. Et puis pour écrire, je puise dans l’énervement que me procurent les personnages que je n’aime pas autant que dans la tendresse que j’ai pour d’autres. Mais l’écriture de certains passages sur Donnell a été compliquée.
  • Lycéens : Vous est-il arrivé de vous lasser de votre livre?
  • A. Zeniter : Oui, à force d’aller-retour entre moi et mon éditrice, j’étais dégoûtée de toujours améliorer mon livre.
  • Lycéens : Préférez-vous écrire sur papier ou sur un ordinateur?
  • A. Zeniter : Je commence toujours à écrire sur papier. J’ai plusieurs carnets où j’entasse mes idées. C’est d’ailleurs un bordel pas possible. Une fois que j’ai plusieurs bouts de l’histoire, je commence à taper à l’ordinateur. Je me sers beaucoup de frises chronologiques, je dessine des cartes…
  • Lycéens : Y a-t-il un moment de la journée que vous préférez pour écrire?
  • A. Zeniter : Je suis une vraie marmotte donc je n’écris pas le matin et, en général, je n’écris jamais longtemps, peu importe l’heure.
  • Lycéens : Vous arrive-t-il de vous perdre dans ce que vous écrivez parfois?
  • A. Zeniter : Est-ce que je me perds dans mon écriture? Non. »

 

Cette rencontre fut un véritable moment de partage et je le garde parmi mes meilleurs souvenirs. Le style d’écriture d’Alice Zeniter est fluide et compréhensif alors si vous souhaitez lire un livre sans savoir lequel choisir je vous conseille vivement juste avant l’oubli et pour ma part, j’attends avec impatience son prochain roman !

 

Alessandra Mahé

 



Notre sélection et coups de coeur ados

CONTACTEZ-NOUS: 

TÉLÉPHONE: 05.46.85.73.18

ADRESSE : 25 rue de la libération 

17650 Saint Denis d'Oléron

mediathequestdenisoleron(at)orange.fr